Le Havre: l’humour et l’utopie politique de Aki Kaurismäki

Un simple regard suffit pour comprendre que c’est difficile de rentrer dans les films de Aki KaurismäkiMais une fois qu’on y est, difficile d’en sortir.

Aki Kaurismäki est un réalisateur, mais aussi poète, photographe et peintre, un écrivain réaliste qui parle toujours au cœur et à la tête.

Ses films, et celui-ci en particulier, « Le Havre », est un chef d’oeuvre d’humanité, un film engagé sur  les gens « communs » et leur vie dépouillée.
Une histoire simple, humaine d’un réalisme effrayant:  celle d’une société dans laquelle l’être humain ne compte pas.
Film superbe, quel chef  d œuvre!

Protagonistes Marcel Marx, un cireur de chaussures au Havre eu un jeune garçon africain, Idrissa, arrivé clandestinement en cargo.
Comme illustré par un tableau avec des couleurs chaudes, le réalisateur répresente Le Havre, la ville portuaire, les memes lumières qui séduisaient déjà Manet et les années 50 avec ses voitures d’époque. Par contre, le style de vie est moderne avec le métro, la politique (il parle aussi de Al Quaida).
Aki Kaurismäki nous parle de solidarité, d’amitié, d’espérance, de simplicité, de pauvreté et d’amour aussi. Arlettin, la femme de Marcel est malade, elle a un cancer. Elle est une héroïne des justes comme son mari et Idrissa.
Un film de vrai vie « Le Havre », de poésie, magie et douceur, de humanité tournée vers l’autre, de dénonce, qui parle de la migration et du rejet.
Mais le vrai cancer est social, c’est l’indifference.
La solidarité n’es pas une fable, mais une mission de l’humanité, au sens le plus noble du terme. La solidarité: un appelle d’urgence qui exige une réponse.
Le Havre est une histoire réaliste, optimiste et rédemptrice.
C’est un film généreux. C’est le Kaurismäki que j’aime.
Une vraie petite merveille… Un film qui avance lentement dans l’obscurité de la conscience et dans nos coeurs.

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